Lettre ouverte d’un militant du GANVA blessé par les forces de l’ordre lors de l’action de blocage du train de déchets radioactifs, le 5 novembre 2010 à Caen.
Condamnations pénales, amendes, violences, mutilations, impunité des policiers, jusqu’où ira-t-on pour protéger les intérêts du lobby nucléaire ?
Reportage France 3 du mercredi 26 janvier
Le 5 novembre dernier, 123 tonnes de déchets vitrifiés allemands, issus du centre de « retraitement » AREVA de la Hague, partaient rejoindre le centre d’entreposage de Gorleben (Basse-Saxe). Avant d’être bloqué à de nombreuses reprises en Allemagne, ce convoi avait été arrêté une première fois à Caen (Calvados) par 7 militants du GANVA (Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires).
Les sept militants antinucléaires qui avaient bloqué un train de déchets radioactifs à destination de l’Allemagne en novembre à Caen, ont été condamnés à des amendes et à des peines de prison avec sursis, mercredi 26 janvier 2011, par le tribunal de grande instance (TGI) de Caen. Les militants du Groupe d’action non violente antinucléaire (Ganva), six Français et un Allemand, ont été condamnés à un mois de prison avec sursis et entre 1.000 euros et 1.500 euros d’amende.
Le 26 janvier 2011, les militants du GANVA (Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires) qui ont bloqué un train de déchets hautement radioactifs seront fixés sur leur sort : le tribunal rendra son verdict. Le 13 janvier, se tiendra à Rennes l’audience de
militants du GANVA, convoqué pour l’occupation d’un pylône THT dans le
Cotentin. Soutenons-les massivement !
Ils s’appellent Félix, Hélène, Aurélie, Christelle, Maxime, Damien et Thomas.
Tous ont la particularité d’avoir bloqué pendant trois heures et demi un convoi de déchets radioactifs à Caen le 5 novembre dernier. Trois activistes ont été gravement blessés aux mains (l’un d’eux a eu deux tendons sectionnés à la main gauche).
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire"
Ce mercredi 8 décembre se tient à Caen le procès de 7 militants du GANVA (Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires), accusés « d’entrave à la circulation ferroviaire » suite au blocage pacifique, le 5 novembre 2010, d’un train de déchets hautement radioactifs. Lors de l’évacuation des voies, certains policiers ont commis de graves violences contre ces activistes : insultes, provocations, humiliations, traumatismes et blessures graves (tendons sectionnés et brûlures au 2ème et 3ème degrés, nécessitant opérations chirurgicales et greffe de peau).
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire"
Ce mercredi 8 décembre se tiendra à Caen le procès de 7 militants du GANVA (Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires), accusés « d’entrave à la circulation ferroviaire ». Par leur action totalement pacifique du 5 novembre 2010, ils ont effectivement bloqué un train de déchets hautement radioactifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" réaffirme son soutien total à ces lanceurs d’alerte, et exige que toute la lumière soit faite sur les violences policières totalement inacceptables dont ils ont été victimes.