26 avril 1986 : Tchernobyl, en Ukraine. Le réacteur n°4 explose. Bilan : 800000 "liquidateurs" irradiés, des régions entières durablement contaminées, des dizaines de milliers de cancers, maladies et malformations graves.
25 juillet 2006 : Forsmark, en Suède. Black-out d’un réacteur. Les opérateurs n’ont repris le contrôle que 7 minutes avant qu’il n’entre en fusion.
Des accidents peuvent advenir sur tous les types de réacteurs, à cause de problèmes techniques ou d’erreurs humaines.

Le risque d’accident nucléaire majeur n’appartient pas au passé, bien au contraire.
Les réacteurs français vieillissent. Certains éléments difficiles voire impossibles à remplacer (cuve, enceinte des réacteurs, circuits électroniques) se fragilisent avec le temps.
Les travailleurs du nucléaire eux-mêmes tirent la sonnette d’alarme, tant les conditions de sûreté se sont dégradées. Stress, pressions économiques et manque de moyens aggravent le risque d’erreur humaine. [1]
Le réacteur EPR qu’Areva tente de construire à Flamanville présente de graves défauts de conception. Sur le chantier, des éléments importants pour la sûreté (béton, soudures) subissent des malfaçons.
Enfin, la France n’est pas à l’abri d’un attentat de type "11 septembre". Or aucun réacteur nucléaire n’est conçu pour résister au crash d’un avion de ligne.


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