Dans la plus grande discrétion, la préfecture de Seine-Maritime prépare un exercice national de crise, censé permettre de tester les dispositifs de sûreté de la centrale de Paluel mais aussi la capacité des collectivités locales à faire face à une situation d’urgence radiologique [1].
Au sein de ce parc nucléaire, le Centre Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE) de Paluel comporte 4 unités de production de 1300 MW chacune, soit une puissance totale de 5200 MW. A en croire EDF, cette centrale a une place non négligeable dans le dispositif énergétique français :
Le mercredi 9 août 2011, dans la plus grande discrétion, l’Autorité de sûreté nucléaire publie sur son site un avis d’incident relatif à la centrale de Golfechi. Cet événement fait écho aux problèmes récurrents rencontrés à Paluel en mettant en évidence une anomalie générique que l’on rencontre sur l’ensemble du parc électronucléaire français.
Jérôme Lambert et Monique Terrier du BRGM ont rendu public en avril 2011 un recensement des tsunamis qui ont touché les côtes françaises depuis 1700. Ils en ont répertorié 34 dont 22 en Méditerranée et 4 en Seine Maritime.
Une observation attentive de l’activité sismique dans ce secteur géographique apporte néanmoins un éclairage intéressant pour comprendre la formation de vagues de fond qui peuvent dans des conditions très particulières donner lieu à des raz-de-marée.
Nous ne saurions cependant en rester au stade de la critique d’autant plus que la mise en œuvre de tels exercices est reconnue par tous comme excessivement difficile. L’exercice du 29 septembre 2011 est l’occasion de présenter quelques remarques et d’énoncer différentes propositions.