Chantal Bourry, auteur du livre « La vérité scientifique sur le nucléaire » paru en mars 2012, décrypte la sortie du nucléaire en Allemagne et montre qu’elle n’entraîne aucun recours supplémentaire aux énergies fossiles. Elle s’appuie sur une étude d’Andreas Rudinger, chercheur à l’IDDRI (Institut de développement durable et des relations internationales).
Selon l’Union Européenne, une interdiction d’importation d’énergie nucléaire serait contraire au droit européen. Le ministre de l’énergie autrichien veut développer les énergies renouvelables et obtenir d’ici à 2014 une balance import-export indépendante à 100 % de l’énergie nucléaire.
Selon le Rocky Mountain Institute, les Etats-Unis peuvent sortir du nucléaire d’ici 2050, avec un bénéfice net de 5 000 milliards de dollars pour la société américaine.
Les partis politiques belges se sont accordés pour fermer d’ici 2015 trois des plus anciens réacteurs du pays sur les sept en activité. L’arrêt définitif serait donc fixé à 2025.
Pour l’instant, le Mexique n’ira pas plus loin dans le nucléaire. Le pays a décidé d’abandonner les projets visant à construire jusqu’à 10 nouvelles centrales, pour mettre l’accent sur le gaz naturel.
La Mongolie a informé le Japon qu’elle abandonnait le projet de stockage de déchets nucléaires à long terme, qui devait être mis en place en collaboration avec Tokyo et Washington.
Inauguré en 1971, le réacteur anglais d’Oldburry sera définitivement mis à l’arrêt en février 2012 alors qu’il avait l’autorisation de fonctionner quelques mois de plus.
Mastodonte de l’industrie allemande, le groupe Siemens a annoncé en septembre cesser toute activité liée au nucléaire pour se concentrer sur les énergies renouvelables.
Fin septembre, le Conseil régional d’Ile-de-France (IDF) a adopté le vœu présenté par les élus écologistes franciliens d’une sortie progressive du nucléaire.
AREVA a décidé de "ralentir" les investissements qu’elle programmait pour lancer l’exploitation du gigantesque gisement d’uranium d’Imouraren au Niger, et du gisement de Bakouma en République centrafricaine.
Malgré les démentis officiels, le journal La Tribune a révélé qu’EDF n’est plus très motivée pour soutenir la filière EPR au-delà du chantier de Flamanville.
Le 10 novembre dernier, le tribunal administratif de Nanterre a reconnu EDF coupable de "complicité de piratage informatique" et de "recel de documents volés" sur l’ordinateur de Yannick Jadot, alors directeur des campagnes de Greenpeace et désormais député européen EELV.